Le Grand-Martigny : de saint Martin à Saint-Martin

En effet si les origines de cette belle demeure, aujourd’hui restaurée avec beaucoup de goût, remonte aux temps du grand évêque tourangeau dont on célèbre actuellement le 1 700 anniversaire de la naissance, le château fut racheté au début du 20 siècle par la comtesse de Puységur dont le nom de jeune fille était Alexandrine Donjon de Saint-Martin. Cette demeure lui était en quelque sorte prédestinée.
Au cours de son histoire, le château du Grand-Martigny a connu de nombreux propriétaires. Parmi ceux-ci, il faut compter les familles Chauvin et Le Boucher, lesquelles, appartenant à la même lignée, ont occupé le manoir seigneurial entre 11 juin 1430 et le 3 juillet 1794. Pendant 7 générations, la dynastie des Le Boucher de Martigny va connaître quelques jours heureux, mais aussi beaucoup de moments tragiques relatés au cours de la conférence.
Vendu comme bien national sous la Révolution, le manoir a compté de nouveau plusieurs possesseurs au 19 siècle. Nous avons pourtant choisi de mettre davantage en lumière la dernière période avant le rachat du château par la comtesse de Puységur à la Belle Epoque. En 1884, une certaine Ea Guillon-Léthière, héritière d’un notaire célibataire et fortuné achète le Grand-Martigny. Elle y vient aussitôt vivre avec sa mère et sa soeur. Pendant une vingtaine d’années, les trois femmes, toutes veuves, et qui ont connu jadis les ors des salons napoléoniens des deux empires, vont réunir à Martigny une société de gens lettrés et d’artistes.

 

 

 

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