Le fils du notaire ressuscité.

En décembre 1811, est transcrit dans le registre d’état civil de Fondettes, l’acte de décès d’Hippolyte Deschamps, âgé de 21 ans, fils d’Hippolyte Deschamps, notaire au bourg de Fondettes, lui-même décédé au mois de juin de la même année. Le jeune Hippolyte, voltigeur au 6e bataillon du 66e de ligne, qui combat alors en Espagne dans l’armée impériale, est déclaré mort le 20 juillet 1811. Mais le soldat n’a pas été tué au combat comme l’ont pensé ses supérieurs. Il a été fait prisonnier par l’ennemi dans la ville de « Placentia » (vraisemblablement Palencia, dans la région de Castille-et-León) et il est demeuré six années en captivité. Rentré à Tours en décembre 1817, sous la Restauration, il entreprend aussitôt de faire annuler son acte de décès, enregistré à la mairie de Fondettes. Le tribunal civil de Tours, saisi par le jeune soldat, et après avoir recueilli les témoignages des sœurs, beau-frère, oncle et cousins du requérant, rend son jugement le 17 décembre de la même année et Hippolyte Deschamps, ainsi ressuscité, peut poursuivre sa carrière militaire.