Journées Européennes du Patrimoine

Journées Européennes du Patrimoine

Prenez date pour les JEP :

Le samedi 19 septembre
– A 14 h 30, visite du bélier hydraulique de Charcenay – Rendez-vous sur le site.
– A 17h, Jean-Paul Pineau participera à la manifestation de l’ONDF et présentera l’histoire et le patrimoine de l’église, en compagnie de l’organiste allemand invité.

Le dimanche 20 septembre à 14 h 30 : visite du quartier de La Guignière. Rendez-vous sur le parking de l’ESEP (château de Bel-Air).

La vie quotidienne dans la paroisse de Fondettes au 18ème sous le curé Jean Roy (1741-1781)

La vie quotidienne dans la paroisse de Fondettes au 18ème sous le curé Jean Roy (1741-1781)

Le dimanche 13 septembre à 17 H, Espace culturel de l’Aubrière,
Jean-paul Pineau nous racontera le quotidien des fondettois dans la deuxième moitié du 18ème siècle sous le curé Jean Roy. Ce prêtre apprécié de la population qui resta en fonction à la cure de la paroisse pendant près de 41 ans, a marqué de son empreinte, tant par sa rigueur que par sa compassion, la vie du village. Naitre, éduquer, former, travailler, se marier, habiter, vivre ou survivre, se soigner, mourir…tels sont les principaux thèmes qui seront évoqués par le conférencier.

Les belles demeures de Fondettes : Les Hamardières

Les belles demeures de Fondettes : Les Hamardières

Le dimanche 29 novembre à 17 H, Espace culturel de l’Aubrière,
Jean-Paul Pineau retracera les épisodes de l’histoire de cette belle demeure, de ses propriétaires successifs ou de ses visiteurs de passage. Ecrite sous deux orthographes « Les Hamardières » ou « Les Amardières » au cours des siècles et au gré des fantaisies et des caprices des notaires successifs, cette demeure a été à l’origine, probablement batie par un aristocrate tourangeau ou un riche bourgeois de Tours du nom de Hamard ou Amard pour en faire sa résidence principale ou sa maison des champs. Et, toujours comme la plupart des de ces propriétés fondettoises, un domaine agricole exploité par des closiers était attaché à l’ensemble immobilier.
Les Hamardières accueillirent également au cours des siècles, des personnages en vue : hommes politiques, artistes, militaires…

Claire Oberge-Sanzay, résistante : ses attaches fondettoises

Claire Oberge-Sanzay, résistante : ses attaches fondettoises

Claire Oberge-Sanzay, grande résistante : ses attaches fondettoises.

Celle qui est honorée pour son action de résistante sous le nom de Claire Oberge est née le 31 août 1903. Elle est alors déclarée sous les prénoms de Clara, Constance, à la mairie de Chinon, où vivent ses parents, Louis Courmarcel, ouvrier graveur sur métaux, et Anne Garnier, ménagère, dans une des maisons du quartier populaire du coteau. Et c’est à Chinon qu’elle passe son enfance et qu’elle épouse, le 30 octobre 1920, Auguste Sanzay, qui exerce le métier de maçon. Elle, à cette époque, occupe les fonctions de femme de chambre.

Son mari décède prématurément en 1930. Elle part alors s’installer à Sceaux. C’est là qu’elle rencontre celui qui deviendra son second époux, Charles Oberge. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille pour ce dernier, dépositaire de journaux dans la ville. C’est dans ce cadre qu’elle va intégrer les réseaux de la Résistance et se distinguer par de nombreuses actions d’éclat. Dans la camionnette de Charles Oberge, elle va notamment sortir plus de 400 prisonniers des camps allemands de La-Croix-de-Berny, La-Celle-Saint-Cloud, Antony, Gien, Montargis… Elle déménage aussi le matériel de l’imprimerie clandestine du journal « Résistance » alors que celle-ci venait d’être repérée par l’ennemi. Elle participe encore à la fabrication de fausses cartes et faux-papiers dans une petite imprimerie installée dans l’arrière boutique de la librairie. Elle héberge enfin des parachutistes alliés dans son appartement au dessus du commerce.

Après la guerre, grande résistante reconnue, elle est la première femme, avant la maréchale Leclerc, appelée à ranimer la flamme devant la tombe du Soldat inconnu.  Elle reçoit de nombreuses distinctions : croix de chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palme, médaille de la Résistance… Elle sera également membre du conseil municipal de la ville de Sceaux.

Veuve depuis 1971, en 1987, âgée de 84 ans, elle quitte la ville de Sceaux pour venir vivre ses dernières années chez son neveu, Léon Sanzay, conseiller municipal charismatique de Fondettes. Elle décède en 1992 à la maison de cure de Luynes.